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Les fondamentaux

Le prélèvement forfaitaire unique

Le prélèvement forfaitaire unique

Intermédiaire

6 min

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), souvent appelé « flat tax », est le régime d’imposition par défaut de nombreux revenus et gains financiers en France. Il associe une part d’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. Son application dépend du placement, de l’année concernée et d’une éventuelle option pour le barème progressif.

Comment fonctionne le PFU ?

Le PFU concerne notamment les intérêts de placements bancaires imposables, les dividendes et les plus-values de vente de titres détenus dans un compte-titres ordinaire. Cet article présente le cas général d’un particulier résident fiscal français.

En 2026, le taux général est de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ce sont les règles en vigueur, à revérifier pour l’année et le revenu concernés. L’ancien total de 30 % reste présent dans de nombreux contenus. Service Public explique cette évolution.

Prenons un exemple fictif. Tu perçois 100 € d’intérêts imposables en 2026, soumis au régime général, sans option pour le barème ni situation particulière. L’imposition représente 31,40 € : 12,80 € d’impôt et 18,60 € de prélèvements sociaux. Il reste 68,60 €, hors autres coûts éventuels.

Le prélèvement porte ici sur les intérêts, pas sur l’argent que tu avais déposé. De même, lors d’une vente de titres imposable, il faut distinguer le montant vendu de la plus-value taxable. L’administration fiscale détaille le calcul des plus-values mobilières.

À quoi sert de comprendre cette imposition ?

Le PFU aide à passer d’un gain brut à un montant après fiscalité. Un intérêt affiché avant impôts ne correspond pas nécessairement à ce que tu conserveras.

Il permet aussi de distinguer le prélèvement à l’encaissement et le calcul définitif de l’impôt. Pour de nombreux intérêts et dividendes, l’établissement prélève les sommes lors du paiement. La part d’impôt sur le revenu constitue alors un acompte, pris en compte lors de la déclaration suivante.

La déclaration reste donc utile même lorsque la banque a déjà effectué un prélèvement. L’administration explique comment cet acompte est imputé sur l’impôt dû.

Les plus-values de vente dans un compte-titres suivent une autre chronologie : leur imposition est généralement calculée après la déclaration. Le simple maintien du produit de la vente sur le compte ne reporte pas l’imposition du gain réalisé.

Pourquoi le taux général ne suffit pas

Le PFU ne s’applique pas uniformément à toute l’épargne. Les intérêts de certains livrets réglementés, comme le Livret A, sont exonérés. Le PEA et l’assurance-vie possèdent des règles particulières. Il serait donc incorrect de retirer systématiquement 31,4 % de chaque gain financier.

Les prélèvements sociaux eux-mêmes comportent des exceptions. Certains produits d’assurance-vie restent notamment soumis à un taux social différent du taux général. L’administration fiscale précise ces distinctions.

Il est aussi possible d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Les revenus concernés rejoignent alors les autres revenus imposables du foyer. Les prélèvements sociaux restent dus selon les règles applicables.

Cette option est globale pour l’ensemble des revenus et gains entrant dans son champ pour l’année : tu ne choisis pas librement le PFU pour un dividende et le barème pour un autre. Certains abattements ou déductions peuvent modifier la comparaison.

Le choix ne se résume donc pas à comparer deux taux. Il faut regarder la situation du foyer et l’ensemble des revenus concernés. Le ministère de l’Économie présente les principes du PFU et de l’option au barème.

Enfin, une dispense d’acompte, lorsqu’elle est possible, n’est pas une exonération d’impôt. Elle modifie le moment du prélèvement, sans supprimer automatiquement l’imposition finale.

Repérer le régime applicable à tes revenus

Pour comprendre un revenu financier, rassemble le relevé de l’établissement et, lorsqu’il est fourni, l’imprimé fiscal unique (IFU), qui récapitule les informations utiles à la déclaration.

  1. Identifie le revenu et son cadre. Intérêt, dividende ou plus-value ? Dans quel compte ou contrat, et pour quelle année ? Vérifie si un régime particulier s’applique.

  2. Distingue les montants. Relève le revenu brut, les prélèvements sociaux et l’acompte d’impôt éventuel. Pour une vente, recherche le gain taxable plutôt que le montant total encaissé.

  3. Compare les modalités d’imposition. Pour examiner l’option au barème, utilise les outils officiels de simulation avec les données du foyer et de l’année concernée. Ne te limite pas à un seul placement.

Si les documents et la déclaration ne concordent pas, demande une explication à l’établissement ou à l’administration fiscale. Des revenus étrangers ou une situation fiscale particulière peuvent nécessiter des vérifications supplémentaires.

À retenir

  • Le PFU associe impôt sur le revenu et prélèvements sociaux ; son taux général est de 31,4 % en 2026, avec des exceptions.

  • Un acompte prélevé par la banque ne dispense pas de vérifier la déclaration.

  • L’option au barème se compare à l’échelle du foyer et des revenus concernés.

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