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Le non coté

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Le non coté désigne des investissements qui ne s’échangent pas sur une Bourse comme les actions cotées. Il permet notamment de participer au capital d’entreprises, directement ou par l’intermédiaire d’un fonds. En contrepartie, l’argent peut rester immobilisé longtemps et sa valeur est moins facile à observer.

Qu’achètes-tu dans le non coté ?

Acheter une action d’une entreprise non cotée, c’est devenir propriétaire d’une partie de son capital. L’entreprise peut être une jeune société, une PME déjà installée ou un groupe plus important. Le non coté ne se limite donc pas aux start-up.

La différence avec une action cotée concerne notamment les échanges : tu ne disposes pas d’un cours de Bourse et d’un marché permettant de passer un ordre de vente de la même manière. Une transaction peut exiger de trouver un acheteur, de négocier un prix et de respecter des conditions de cession. L’Autorité des marchés financiers présente l’investissement en actions non cotées.

Exemple fictif : tu investis 1 000 € dans des actions non cotées. Quelques années plus tard, un acheteur accepte de les reprendre pour 1 300 €. Le gain est de 300 €, avant frais et fiscalité. S’il ne propose que 600 €, la perte est de 400 €. Sans acheteur ni autre possibilité de sortie, la valeur estimée de tes actions ne te permet pas de récupérer l’argent.

Le capital-investissement, souvent appelé private equity, consiste à investir au capital d’entreprises non cotées. Le périmètre du non coté est plus large : il comprend aussi des financements par la dette, qui donnent une position de prêteur et non d’actionnaire.

À quoi sert cet investissement ?

Lorsqu’une entreprise émet de nouvelles actions, les sommes reçues peuvent financer son lancement ou son développement. Le ministère de l’Économie explique le rôle de ces apports en capital. Si tu achètes des actions existantes à un autre actionnaire, ton paiement revient au vendeur.

Pour l’investisseur, les gains peuvent venir d’une distribution de revenus ou d’une revente à un prix supérieur. Aucun de ces résultats n’est garanti.

Deux voies principales existent :

  • L’investissement direct : tu détiens les titres d’une entreprise et dois examiner son activité, ses comptes et les droits attachés à tes titres.

  • L’investissement via un fonds : une société de gestion sélectionne et suit des investissements pour les épargnants. Tu détiens des parts du fonds, avec ses frais et ses conditions de sortie.

Parmi les fonds accessibles aux particuliers figurent les fonds communs de placement à risques (FCPR). Un fonds peut répartir les investissements entre plusieurs entreprises, sans supprimer le risque de perte. L’AMF explique le fonctionnement des fonds de capital-investissement.

Le non coté donne accès à des entreprises absentes de la Bourse. Il ne garantit pas pour autant une meilleure diversification : les sociétés détenues peuvent partager les mêmes secteurs, clients ou risques économiques.

Les risques à comprendre dès le départ

Tu peux perdre une partie ou la totalité de l’argent investi. Une entreprise peut échouer, s’endetter excessivement ou être revendue dans de mauvaises conditions. Un fonds reste exposé aux difficultés de ses investissements.

La récupération de l’argent est incertaine. Les fonds peuvent prévoir plusieurs années de blocage et des prolongations. D’autres proposent des possibilités de retrait encadrées, qui ne garantissent pas une sortie immédiate. Il n’existe pas de durée unique applicable à tout le non coté.

Une estimation n’est pas un prix de vente. Les valorisations reposent notamment sur des données financières et des hypothèses. Leur mise à jour peut être espacée : une valeur affichée stable ne prouve pas que le risque a diminué. Bpifrance explique la valorisation des participations et ses mises à jour.

Les frais réduisent le résultat. Selon le produit, ils peuvent inclure des frais d’entrée, de gestion et une rémunération liée à la performance. Les résultats historiques ne préjugent pas des gains futurs.

Enfin, certains produits demandent un paiement unique, d’autres des versements successifs appelés appels de fonds. L’engagement total peut alors dépasser le montant déjà versé : il faut comprendre les obligations restantes avant de souscrire. L’AMF distingue ces modalités de versement.

Examiner une première offre

  1. Identifie ce que tu détiens. Actions d’une entreprise, parts d’un fonds ou créance : vérifie les droits et les risques correspondants.

  2. Lis les conditions d’argent. Note la somme engagée, les versements futurs éventuels, les frais, la durée et les possibilités de sortie. Pour un fonds, consulte le document d’informations clés et son règlement.

  3. Comprends l’origine des gains. Cherche comment les entreprises gagnent de l’argent, comment le placement est valorisé et ce qui permettrait sa revente. Vérifie aussi le statut de l’intermédiaire ou de la société de gestion.

À retenir

  • Le non coté permet notamment d’investir dans des entreprises absentes de la Bourse, directement ou via un fonds.

  • La valeur estimée ne garantit ni le prix de revente ni la disponibilité de l’argent.

  • Examine les pertes possibles, les frais et les engagements avant de souscrire.

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