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Les obligations

Les obligations convertibles

Les obligations convertibles

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Une obligation convertible associe une dette à la possibilité de la convertir en actions, selon des conditions prévues à l’émission. Elle combine ainsi une exposition à la capacité de paiement de l’entreprise et à l’évolution de son action. Cette double nature ne garantit ni le capital ni une participation complète à la hausse de la Bourse.

Une dette avec un droit de conversion

Une obligation convertible classique prévoit des intérêts éventuels et un remboursement, comme une obligation, mais ajoute un droit de conversion. Son détenteur peut recevoir un nombre d’actions déterminé selon les règles du titre, pendant les périodes autorisées. La SEC présente le principe des titres convertibles.

Le ratio de conversion indique le nombre d’actions obtenu pour une obligation. Le prix de conversion peut être exprimé comme le nominal divisé par ce ratio. Ces conditions peuvent comporter des ajustements : il faut lire la documentation du titre.

Exemple fictif et simplifié, hors coupons, frais et fiscalité : une obligation de nominal 1 000 € peut être convertie en 20 actions. Le prix de conversion correspondant est de 50 € par action.

À l’échéance, si le choix reste ouvert et si l’entreprise respecte ses engagements :

  • avec une action à 65 €, les 20 actions valent 1 300 € ; la conversion peut être plus intéressante que le remboursement de 1 000 € ;

  • avec une action à 35 €, elles valent 700 € ; le remboursement peut être préférable.

Après conversion, tu détiens des actions : tu ne peux pas réclamer en plus le remboursement de cette même obligation. Cet exemple compare deux issues contractuelles, pas le prix de marché du titre avant l’échéance.

Pourquoi ce mécanisme existe-t-il ?

Pour l’entreprise, la conversion possible peut permettre d’emprunter avec une rémunération plus faible qu’une obligation comparable sans ce droit. L’investisseur accepte cette différence en échange d’une possibilité de profiter de la hausse de l’action. Fidelity explique ce compromis.

La valeur de la convertible dépend donc de deux composantes : la dette et le droit de conversion. Quand l’action progresse suffisamment, le titre peut réagir davantage à ses mouvements. Quand la conversion paraît moins intéressante, les caractéristiques obligataires prennent généralement plus de poids.

Ce comportement évolue avec le cours, les taux, le risque de crédit et les modalités du titre. Une convertible n’est pas une répartition fixe de « moitié actions, moitié obligations ». Elle ne monte pas nécessairement autant que l’action et peut perdre de la valeur lorsque celle-ci baisse. State Street décrit cette combinaison et ses risques.

La création d’actions lors de certaines conversions peut aussi réduire la part relative des actionnaires existants : c’est la dilution. Son ampleur dépend notamment du nombre de titres créés.

Les risques à connaître

Le remboursement reste exposé au crédit. Si l’entreprise ne peut plus payer, la composante obligataire ne constitue pas un plancher garanti. Une action qui baisse peut d’ailleurs accompagner une dégradation de la situation financière de l’emprunteur.

Les risques peuvent se cumuler. Le cours de l’action, les taux, le change et la liquidité influencent le résultat. Acheter un fonds de convertibles répartit certaines expositions, sans supprimer ces risques.

Les clauses changent les possibilités. Périodes de conversion, ajustements du ratio et remboursement anticipé éventuel peuvent modifier l’intérêt de conserver le titre. Ne suppose pas que le choix illustré précédemment reste ouvert dans toutes les situations.

Toutes les conversions ne fonctionnent pas pareil. Les obligations à conversion obligatoire et les CoCos, ou obligations convertibles contingentes, obéissent à d’autres règles. Les CoCos peuvent notamment être converties ou subir une réduction de leur nominal lorsqu’un événement déclencheur survient. Ce n’est pas le simple choix volontaire décrit ici. L’AMF précise ces particularités dans sa doctrine.

Examiner une exposition aux convertibles

  1. Lis les conditions de conversion. Vérifie le ratio, les périodes, les ajustements et qui décide de la conversion.

  2. Examine la dette et l’action. Identifie l’emprunteur, les risques de paiement, les devises et les clauses de remboursement.

  3. Vérifie le périmètre d’un fonds. Regarde les titres détenus, les concentrations, les mécanismes particuliers autorisés et les frais.

À retenir

  • Une convertible classique ajoute un droit de recevoir des actions à une dette.

  • Son comportement dépend du cours de l’action, du crédit et des conditions du titre.

  • Ni la composante obligataire ni la conversion ne garantissent l’absence de perte.

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